Le bilan des députés GUE/NGL à l’assemblée européenne

Les députés du PGE (Parti de la gauche européenne), dont fait partie le PCF, ont porté le fer au Parlement européen et remporté des victoires notables.europe

Si l’examen des mandats écoulés au Parlement européen permet de relever l’incohérence et la vacuité de certaines positions il permet aussi de constater l’opiniâtreté et la constance d’autres députés.

En l’espèce, les députés communistes, qui siègent dans le groupe de la GUE/NGL (Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique), ont mis toutes leurs forces pour contrer le rouleau compresseur d’une Europe au service du capital et pour porter des propositions en faveur des travailleurs, de la transition écologique ou encore de la maîtrise démocratique.

Les nombreux cheminots et les usagers en lutte contre la libéralisation du rail ont, par exemple, pu trouver un point d’appui auprès du groupe GUE/NGL puisque ses membres ont déposé des motions de rejet sur chacun des six textes du paquet ferroviaire portant sur la libéralisation totale du rail d’ici à décembre 2022. «Nous avons voté contre tous les textes du paquet (…) contrairement aux socialistes qui n’ont pas voté la motion de rejet sur l’espace ferroviaire unique», précisent les élus.

Si le rapport de forces n’a pas permis sur ce sujet d’inverser la vapeur, le député PCF et directeur de l’Humanité Patrick Le Hyaric faisait remarquer au micro de LCP que «si nous avions plus de parlementaires, les choses iraient plus loin et plus vite». De fait, si 8 députés européens supplémentaires avaient voté contre cette casse du service public, son processus aurait pu être stoppé.

Alors que peu de forces politiques, y compris dans l’arc de la gauche, peuvent prétendre s’être opposées à tous les traités européens, les députés communistes n’en ont, quant à eux, jamais voté un seul. Dans le mandat qui s’achève, ils ont notamment bataillé avec d’autres contre les accords de libre-échange qui mettent à mal les droits de douane, pulvérisent les règles sanitaires et environnementales, et ouvrent encore davantage le champ aux multinationales.

La mobilisation a d’ailleurs permis d’envoyer aux oubliettes le Tafta et le Tisa. «Nous prônons au contraire une nouvelle politique de coopération et de développement mutuel en lieu et place de la politique commerciale actuelle», avancent-ils, alors que le Ceta (avec le Canada) est encore sur la table.

Si de nombreuses batailles restent à mener, certaines, qui ont des conséquences concrètes sur la vie quotidienne des citoyens, ont été remportées.

Les députés communistes, dans le groupe de la GUE/NGL, se sont notamment engagés pour que le programme de la garantie jeunes, un système d’allocations sécurisantes, soit adopté et bénéficie d’un budget important. Sous leur impulsion, le Parlement européen l’a finalement validé et a consenti à l’augmenter d’un milliard.

Ce dispositif permet aujourd’hui à des jeunes sortis des études et de l’emploi d’accéder à une formation continue, un apprentissage ou un stage, accompagnés d’une allocation. Dans la ville populaire d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), 57 % des jeunes bénéficiant de la garantie jeunes trouvent un emploi stable dans les six mois.

L’action des députés du groupe rouge et vert a abouti, en outre, à ce que le Parlement européen reconnaisse l’État palestinien, vote des mesures à l’encontre de 13 substances cancérigènes et mutagènes pour protéger les travailleurs, ou encore interdise la pêche électrique.

Des victoires qui en appellent d’autres et dont l’éclosion se joue le 26 mai. Lire l’article dans l’Humanité du vendredi 10 Mai :« Services publics, écologie, droits sociaux… quand les communistes marquent des points »