Casse industrielle programmée

Un plan de suppression de 1044 emplois dans l’usine de turbines à gaz de Belfort, soit plus de la moitié des effectifs, au lendemain des élections européennes, après 1000 emplois supprimés depuis le rachat d’Alstom Power, la branche énergie d’Alstom en 2015.General Electric industrie

C’est en fait un désengagement massif de l’industrie énergétique française décidé par la direction américaine de GE. Cette décision, si une mobilisation d’ampleur nationale n’y fait pas obstacle, portera un coup fatal à la production française de turbines à gaz pour laquelle le centre de Belfort, le plus important au niveau mondial, dispose de compétences et d’un outil industriel lui permettant de réaliser de A à Z une variété importante de turbines.

Nous vivons l’aboutissement d’une longue série de choix publics désastreux, qui depuis trente ans, ont livré les secteurs de l’énergie et du transport ferroviaire entre les mains de finance internationale, sans la moindre politique industrielle.