Hôpital public : le sursaut ou la régression !

Ainsi nous voilà arriver après près de 40 années de réformes libérale au point de basculement dans un nouveau système afin de faire de la santé une marchandise compatible avec la gestion capitaliste des besoins humains et qu’elle puisse devenir encore plus source de profit et d’accumulation du capital : Le service public à la française issue de la résistance constituant encore et malgré tout malgré ses attaques un obstacle majeur à cette entreprise que nos dirigeants entendent mener à leur terme. covid 19

Patck Peloux

Ainsi ici comme ailleurs des directions d’hôpital aux ordres qui accompagnent sans états d’âmes la politique de leurs maîtres ( ministres et grand groupe privé ) pour foutre en l’air toute l’architecture des services et système de gestion public en France suivant un processus bien connu :

1) les priver de ressources
2) mettre à la direction des hôpitaux des élites nommés par les agences régionales de santé véritable préfecture sanitaire et relais du pouvoir central au service de la finance
3) appliquer les critères de gestion du privé lucratif à l’intérieur même du service public
4) Maintenir cette politique coûte que coûte pour faire en sorte que le système explose et/ou soit disqualifié par ses utilisateurs et un personnel sommé de se coucher ou pousser vers la sortie.

Le pouvoir politique actuel y voit là l’occasion de parachever les politiques libérales enclencher depuis des dizaines d’années sous différents gouvernement contre nos services publics de santé, de retraites ou pour le 3ième âge afin de les transformer en service marchand et les passer au privé pour le plus grand appétit des possesseurs de capitaux dans le domaine de la santé pour ne parler que de ceux là !

Voilà pourquoi nous avons intérêt à ce que les luttes particulières acquiert une certaine conscience des enjeux et se relie à un processus de lutte plus globale remettant en cause les logiques à l’oeuvre voulue par un pouvoir au service d’intérêts privés les plus puissants.

Un processus de sortie de crise ( progressiste ) est à ce prix car c’est l’adversaire de classe qui nous l’impose. Rompre maintenant c’est perdre sur l’essentiel !

Si vous doutez de cette analyse je vous livre ici l’interview du Professeur Grimaldi, Chef du service de diabétologie à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris, invité du 49ème congrès de la CGT en décembre 2009 il y a donc 10ans et qui y décrit explicitement le système mise en place à l’oeuvre aujourd’hui interrompu un instant pour cause de COVID !

Ainsi que le décryptage de Clément Viktorovitch sur une régression sociale, En 2010 Roselyne Bachelot alors ministre de la santé sous Nicolas Zarkozy « négocie » ce qu’on appelle « le protocole Bachelot » pour les infirmières, en échange d’une augmentation de salaire et du passage en catégorie A dans la fonction publique cet accord leur impose à la fois de travailler plus longtemps en repoussant l’âge de la retraite de 55 ans à 60 ans ainsi que la non reconnaissance de la pénibilité de leur travail.

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