Ce que révèle la crise sanitaire : éléments d’analyse, Doc02.

… J’ai de la difficulté à considérer qu’une si mauvaise solution sanitaire peut être une très bonne solution politique. Axel Kahn président de la Ligue nationale contre le cancer covid, crise sanitaire Axel Kahn

« À l’arrivée, avoir laissé filer la circulation virale d’un point purement sanitaire n’est pas une bonne solution. »

En fait les jours soi-disant gagnés de Macron … ont été des jours perdus !

En février il fallait profiter des vacances scolaires pour casser la dynamique de l’épidémie … et se donner enfin les moyens d’une véritable politique sanitaire ( vacciner, protéger, tester, alerter, isoler etc … )

Le problème n’est pas que confinement ou pas … mais que fait-on … comment le fait-on … a-t-on la volonté politique de donner des moyens au service public… embaucher, former, investir etc … en fait la réponse est non … les libéraux de tout poil préfèrent … délocaliser les malades ( délocaliser çà vous rappelle rien ! ) … déprogrammer soins et opérations pendant un temps relativement long avec des répercussions à venir délétère en terme de santé public … plutôt que de donner à la société les moyens de se soigner !

La France en roue libre face à la troisième vague Article paru dans le journal l’Humanité du Lundi 22 Mars 2021 Paul Ricaud ( … avant donc l’annonce dites des mesures de freinage renforcées déjà en vigueur dans 19 départements et étendues à tout le territoire métropolitain … à partir du dimanche 4 avril 2021 au matin et pour 4 semaines jusqu’au 3 mai 2021, info site Service public.fr )

Plutôt que de limiter au maximum la circulation du virus, la stratégie adoptée de « freiner sans enfermer » cherche à éviter une nouvelle flambée dans les hôpitaux. Elle mise sur une responsabilisation des Français sans trop de contraintes et sur une hypothétique vaccination massive à venir. ( genèse sur le « pari » perdu du gouvernement fruit d’une stratégie hasardeuse faites d’annonces successives, de directives autoritaires devant remplacer l’absence de volonté politique d’accorder des moyens supplémentaires aux services publiques et de faire vivre une véritable démocratie politique et sanitaire, … juste compte la mise sous anesthésie du pays afin de maintenir la finalité de l’ordre social existant des profits renforçant l’armée de réserve des chômeurs ainsi que les inégalités grandissantes des exploités du système capitaliste en place … et donc sa domination sur l’ensemble de la société française ! )

La nouvelle a de nouveau surpris. Comme lors des annonces, trois semaines plus tôt, le gouvernement a choisi de repousser encore l’échéance d’un confinement total, à l’inverse des pays voisins. Cette fois, en instaurant de nouvelles restrictions dans 16 départements, soit presque un tiers de la population française. L’exécutif refuse d’avouer avoir perdu son pari d’éviter à tout prix un reconfinement.

Avec sa « troisième voie », il avance sur une ligne de crête, entre la menace de voir ses services de réanimation saturés et celle de ne pas vacciner assez vite pour contrer l’avancée de nouveaux variants.

L’objectif porté par Emmanuel Macron, fin octobre, de descendre à 5 000 cas de contamination par jour ne semble plus d’actualité. Il n’a jamais été atteint et se maintient à un niveau 4 à 5 fois plus élevé depuis début janvier. « Ce qui change depuis l’automne, c’est que la vaccination est là. Elle commence à faire la preuve de son efficacité et de son impact sur les hospitalisations. C’est un effet loin d’être négligeable », décrypte Daniel Lévy-Brühl, épidémiologiste et membre du Haut Conseil de sécurité publique.
Un variant anglais 60% plus transmissible que la souche originale du Covid

Un an après l’instauration du premier confinement, la vaccination est devenue « la clé » pour sortir de l’impasse sanitaire. Pour Emmanuel Macron et ses ministres, elle permettrait d’éviter les conséquences économiques et sociales d’un reconfinement, quitte à accepter autour de 300 morts liées au Covid-19 chaque jour et des services de réanimation pleins à ras bord. Directeur de recherche à l’université de Lausanne, l’épidémiologiste Antoine Flahault qualifie la stratégie choisie par l’Europe et la France de « roue libre » en situation d’ « échec cuisant ».

« L’ensemble des mesures prises depuis plusieurs mois n’a pas permis de prendre le contrôle sur la pandémie, peut-être en raison de la pression supplémentaire générée par les nouveaux variants », déplore-t-il. La diffusion du variant anglais, devenu dominant et à 60 % plus transmissible que la souche originale du Covid, complique davantage la lutte contre la circulation du virus.

En attendant le déploiement massif de la vaccination qu’il a promis, le gouvernement compte sur un semi-confinement localisé. Comme il misait sur l’efficacité de confinements locaux le week-end. « Il semble que ces mesures aient porté leurs fruits puisque ces régions n’ont pas vu leur taux de reproduction s’envoler, même si elles ne permettront probablement pas de prévenir l’arrivée de la troisième vague qui frappe à la porte de l’ensemble du territoire métropolitain », analyse Antoine Flahault.
« Les gens sont beaucoup plus raisonnables que ce qu’on pense »

Mais l’exécutif table aussi sur l’adhésion des Français aux consignes sanitaires au-delà des règles strictes. « Si rien ne change en dehors des mesures annoncées, il est probable qu’elles restent insuffisantes », interprète Daniel Lévy-Brühl. Ce pari de la responsabilisation des citoyens s’appuie sur l’expérience des vagues de restrictions passées.

« Les conséquences des mesures sont très dépendantes du comportement individuel de chacun. De ce qu’on a vu, les gens sont beaucoup plus raisonnables que ce qu’on pense », observe Laetitia Huiart, directrice scientifique à Santé publique France. Antoine Flahault se souvient du cas de l’Irlande, en octobre 2020.

Une forte réduction de l’utilisation des transports publics avait été observée quinze jours avant la décision du deuxième confinement et la courbe des nouvelles contaminations était rapidement descendue.

« Dans les pays démocratiques, les citoyens anticipent souvent les décisions de leur gouvernement. Il y​​ a tout lieu de penser que les Français font de même », entrevoit le chercheur. Ces comportements individuels suffiront-ils à reprendre le contrôle sur l’épidémie ? Encore faudrait-il que la campagne de vaccination atteigne ses objectifs et multiplie la cadence par cinq dans les trois prochains mois.

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