La sécu, une lutte essentielle

Les cotisations sociales pour le financement de la Sécu sont un enjeu majeur caché de la présidentielle : la cotisation sociale fait partie du salaire ( le salaire brut ), c’est un salaire social différé et non des charges. ( Une partie de la valeur ajoutée économique produite par le travail est mutualisée et redistribuée par l’intermédiaire des caisses maladie, retraites, accidents du travail, prestations familiales … en cas de besoin ! )

Supprimer la cotisation sociale, l’affaiblir ou la remplacer par un impôt comme c’est le cas au travers des différentes réformes depuis de dizaines d’années c’est mettre à bas tout ce système de solidarité et çà a toujours été le rêve de la droite et du patronat … accompagnés par les socialistes au nom d’un certain réalisme … et le programme de Mélenchon soi-disant le plus à gauche ne dit pas vraiment autre chose quand à son financement ! Autant donc ne pas les aider dans cette entreprise et faire la clarté sur le sujet au cours de cette campagne électorale en en débattant avec les français.
sécu sécurité sociale cotisation

Car le financement de la sécu par la cotisation sociale est un bien précieux du salariat en France acquis historiquement dans le cadre d’une forte influence des idées communistes, bien précieux qui est celui déjà de créer un cercle vertueux qui fait que les augmentations de salaire servent automatiquement à son financement

Elle évite aussi de passer par la capital privé qui en prélève sa dîme et en modifie les finalités ( on n’est déjà plus dans le principe d’une révolution civilisationnelle : « on cotise suivant ses ressources on reçoit selon ses besoins ) … elle évite aussi le recours à l’état ou se retrouve en gestion instable le rapport de forces entre classe sociale et la défense de leurs intérêts réciproques

Un autre avantage est que le financement des besoins humains (maladie, vieillesse, allocations familiales .. ) sont financés par le développement même de la productivité du travail humain et sa légitime rémunération … toujours à conquérir dans une société ou il existe une classe de possédants le capital humain et matériel … et une autre « qui ne possèdent » que sa force de travail manuel et intellectuel à vendre sur un marché du travail

Il y a donc dans la sécu par son mode de fonctionnement sinon une certaine prise de pouvoir du salariat sur le capital, tout au moins une esquisse, un modèle, une invitation à l’oeuvre pour aller plus loin qu’évidemment le patronat et les représentants du capital en tant que gestionnaire politiquement actif du rapport de domination sociale ne peuvent accepter

C’est aussi un des apports de la démarche de Croizat de faire toucher du doigt concrètement bien que partiellement au monde du travail et notamment à la classe ouvrière en quoi sa prise de pouvoir social quelle prends ainsi au capital et en dehors de l’état à non seulement un rôle émancipateur pour elle-même mais aussi sur l’ensemble de la société

C’est par exemple dans cette optique qu’il faut appréhender le projet et de la proposition communiste d’une SEF Sécurité-Emploi-Formation allant vers la suppression du marché celui du travail … là ou celui-ci est transformé en échange marchand

C’est dans ce cadre d’ailleurs qu’il pourrait y avoir un compromis historique avec un réformisme populisme qui proposerait ce recul historique déjà bien entamé sous le couvert d’une extension des droits et d’une simplification du financement : le salariat déléguant son pouvoir pris sur ses propres conditions d’existence à une délégation de pouvoir étatique supposé construire l’union populaire !

Alerte : Le projet de Grande Sécu de Macron

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Aujourd’hui, alors que la France est la 5e puissance du monde, 32 % des Français hésitent ou renoncent à se soigner pour des raisons financières

rappelons quelques chiffres ici
-80 milliards d’évasion fiscale
-40 milliards d’exonérations de cotisations sociales patronales
-20 milliards de fraude patronale à l’entreprise
-40 milliards de cadeaux patronaux de CICE
-313 milliards de revenus financiers non soumis à la cotisation sociale…

… et plus spécifiquement le financement de la cotisation sociale peut se réaliser
… par l’augmentation des salaires
… en revenant sur les exonérations de cotisation sociale notamment pour les bas salaires et les zones franches qui sont en fait une trappe à bas salaire, les patrons ont intérêt à embaucher avec des bas salaires !
… l’égalité de salaire hommes-femmes
… une politique ambitieuse en terme d’emploi et de salaire ( somme nous pour la réindustrialisation en liens avec les besoins sociaux et écologiques immenses … pour une autre logique de développement

Attention, faux ami : En réalité la cotisation dite patronale fait partie du salaire à part entière ! xxx

Si l’on veut réussir à changer les choses il est nécessaire de commencer de suite à enclencher une autre logique productive et d’affectation des richesses et de s’en donner les moyens notamment par de nouveaux pouvoirs à donner au travailleur dans l’entreprise

… le rassemblement populaire et son éventuel traduction dans le champs politique tout les deux à construire ne peuvent se faire que sur cette base … sinon malgré de beaux atours çà s’appelle de la régression sociale … or celle-ci n’est pas à accompagner mais à combattre y compris dans le champs politique

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La CSG, c’est un impôt tendant à remplacer la cotisation sociale : C’est un axe d’attaque qui participe au démantèlement de notre édifice social bâti dans les années d’après-guerre et nombreux à gauche croient que c’est uniquement la Droite qui s’attaque à la Sécurité Sociale. ( prenez le temps de lire … l’encadré plus bas expliquant le cheval de Troie que constitue la CSG pour le financement de la sécu … ainsi que ceci ci-dessous )

Acte 1 : 1990 Mélenchon vote pour l’instauration de la CSG

Acte 2 : en 1991 la CSG contribution sociale généralisée, est mise en place par le gouvernement Rocard . Contrairement à la cotisation sociale, elle n’ouvre droit à aucune prestation sociale : Elle transforme notre Sécurité Sociale en un auxiliaire de l’Etat en matière de lutte contre la pauvreté, rompant avec sa vocation initiale, conçue comme une institution du salaire visant à protéger les travailleurs de notre pays. Elle participe à la régression sociale du monde du travail et à son assujettissement à l’ordre social dominant du capital et de son profit !

Acte 3 : 2012 Le Front de Gauche propose la suppression de la CSG
Contexte politique : En 2012, la campagne était une campagne collective d’une coalition de plusieurs organisations et les décisions se prenaient dans un comité de coordination du Front de Gauche.( Le PCF avait donc son mot à dire )

Acte 4 : 2017 Mélenchon propose de pérenniser la CSG ( Mélenchon est en fait revenu à la position PS. ) La fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu était au programme de Hollande en 2012.

Contexte politique : en 2017 la FI ne voulait nullement d’une campagne menée par une coalition de partis comme l’était le FDG, ne voulait nullement faire apparaître les logos des différentes forces politiques qui avaient choisi de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Et il était demandé aux adhérents du PCF, à titre individuel, de rejoindre un mouvement concurrent, d’y militer, de diffuser la propagande du mouvement et décréter que le mouvement ne dialogue pas avec les partis « alliés », qu’il se suffit à lui-même, que les « coalitions » de partis, c’est de la tambouille, que les initiatives de soutien du parti allié « brouillent les message du mouvement »

La CSG c’est quelques mètres de terre supplémentaires sur le cercueil d’Ambroise Croizat : lire l’article explicatif de l’Union des Familles Laïques : Démantèlement de la cotisation sociale, hausse de la CSG : Macron applique le programme du MEDEF

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Toutefois, ce revirement est difficile à avaler pour les membres de la « France Insoumise » qui militent par ailleurs à la CGT qui est farouchement hostile à la fusion CSG impôts. C’est probablement pourquoi la page 64 du programme « l’Avenir en Commun » existe en deux versions différentes : une qui mentionne explicitement la CSG, l’autre plus elliptique qui évoque seulement « l’imposition sur les revenus » dont évidemment la CSG fait partie. Conclusion : Macron a les mains libres sur la CSG

Pour les communistes, la CSG est toujours inacceptable et inacceptée. Non seulement parce qu’elle ampute le pouvoir d’achat des retraités, des chômeurs et des salariés en maladie, mais surtout parce qu’elle remet en cause un principes fondateurs de la Sécurité Sociale : celle-ci doit être financée directement par des cotisations appartenant aux salariés, et non par l’impôt.

C’est ce qui permet de garantir une certaine pérennité de cette conquête sociale. La pratique de l’impôt par l’Etat étant assez sujet à la conjoncture et à la vision libérale et réformiste des choses qui font du social et du travail vivant un coût pour la société et une variable d’ajustement tout trouvé

Ce sera un des enjeux de la campagne électorale de faire la clarté sur qui ( y compris à gauche ) propose quoi pour le financement de la sécu alors que la cotisation sociale … est centrale et devrait faire l’objet d’une lutte constante … et pas varié selon les moments politiques … et devrait être défendu par toute les différentes composantes de la gauche et de l’écologie politique … malheureusement force est de constater que c’est loin d’être le cas !

Mais en fait cela relève de nos différences de fond sur des sujets essentielles qui justifie la nécessité d’une parole communiste dans le débat

Ce problème, cette différence pour faire court et aller au plus fondamental se retrouve en fait tendanciellement dans le programme de FI-Mélenchon qui peut apparaître comme le plus abouti à gauche mais qui ne nous convient pas, ses propositions relevant plutôt du recours à l’état même si c’est dit en dernier recours plutôt qu’à la remise en cause des processus de domination capitaliste là ou elle prends sa source cad dans la production … alors que nous pour réussir nous pensons qu’il faut changer de système et donc s’atteler à changer l’ADN de ce système … sinon c’est condamner à chaque fois le mouvement ouvrier à sa défaite politique

Historique de la sécu sur frico-racing.com
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Il est temps d’engager un Plan santé pour les lycées en Île-de-France!

La sécurité sanitaire des élèves des lycées et des personnels est de la responsabilité de la région. Candidats sur la liste « Pouvoir vivre en Île-de-France, nous entendons l’exercer pleinement face au risque pandémique afin de garantir le droit à une éducation de qualité pour tous les jeunes Franciliens et de protéger celles et ceux qui font vivre notre service public. Par Céline Malaisé, Paul Vannier et Clémentine Autain.  Régionales, lycée en Ile de France

Nos écoles, collèges et lycées sont une caisse de résonance de toutes les failles mises à vif par la pandémie. Leur fermeture, lors du premier confinement au printemps dernier, a été une épreuve pour des millions d’élèves et de familles. La fracture éducative s’est renforcée malgré tout le dévouement et l’inventivité des enseignants alors que rien n’était prêt pour l’enseignement à distance.

Depuis un an, les parents ont du aider leurs enfants tout en télé-travaillant, parfois dans des petits appartements. La vie sociale s’est réduite à si peu que l’école y occupe une place démesurée. Chacun pressent que si elle craque à son tour ce sera un autre pan de notre vie d’avant qui sera emporté.

La fermeture actuelle des établissements scolaires est bien sur d’abord la conséquence de l’aggravation de la situation sanitaire. Mais cette dernière s’explique largement par l’incurie du gouvernement. Avec davantage d’anticipation, de planification et de moyens humains et financiers, une telle situation aurait pu être évitée. A la place, les personnels de l’Education nationale ont subi la multiplication des ordres et contre-ordres, revirements et allégements de protocoles décidés par Jean Michel Blanquer. Lire la suite

Monsieur le président, je vous fais une lettre, vous la lirez peut-être …

Fabien Roussel dénonce l’augmentation scandaleuse des prix du vaccin Pfizer et écrit au Président de la République Dans un document, script d’une réunion téléphonique entre le vice-président de Pfizer et ses investisseurs, Franck A. D’Amelio révèle l’objectif de Pfizer d’atteindre un prix de 150 à 175 dollars la dose. Vous trouverez ci-dessous le courrier dans lequel Fabien Roussel interpelle le Président de la République pour lui demander de faire la transparence sur le scandale de l’augmentation des prix du vaccin. vaccin Pfizer

Monsieur le Président,

De nombreuses voix s’élèvent pour que le plus grand nombre de nos concitoyens et peuples du monde aient accès au vaccin, le plus rapidement possible. Il s’agit là du seul moyen de sauver des vies, retrouver une existence normale et empêcher l’arrivée de nouveaux variants.

Dans cette lutte mondiale, l’industrie pharmaceutique, qui a réussi l’exploit de trouver en peu de temps plusieurs vaccins, refuse aujourd’hui de lever les brevets qui protègent leur découverte, et empêche leur production partout où cela est possible. Leur but, et ils l’affirment dorénavant sans honte, est de réaliser des marges toujours plus importantes, scandaleuses, sur le dos des finances publiques et de notre Sécurité sociale. De nombreux pays du monde n’y ont toujours pas accès pour cette raison. Lire la suite

Ce que révèle la crise sanitaire : éléments d’analyse, Doc01.

Le 12 mars 2020, Emmanuel Macron affirmait la nécessité de laisser la santé en dehors du marché. Un an plus tard, les orientations du gouvernement contredisent ce discours et aucune hausse de moyens n’a été accordée au système de santé. covid, crise sanitaire, Stéphane Velut

Un an après le premier confinement de la France, Stéphane Velut, chef du service de neurochirurgie du CHU de Tours (Indre-et-Loire) et auteur de L’hôpital une nouvelle industrie (janvier 2020, éd. Gallimard) et Echec au roi (mars 2020, éd. Gallimard), alarme quant à l’état de l’hôpital dont la privatisation rampante menace le travail des personnels de santé et les soins apportés aux patients.

Malgré une diminution des moyens accordés au système de santé français, vous racontez devoir maintenir votre qualité de travail. Comment cela se manifeste-t-il ? Qu’implique concrètement l’objectif de rentabilité imposé par les gouvernements successifs à l’hôpital ? L’accélération du rythme de travail est doublée d’un poids croissant de l’administratif. Dans votre livre Echec au roi, vous parlez de «new public management», pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ? Cette mise à mal de l’hôpital public a pour conséquence une envolée de médecins vers le privé, mettant en péril le système public. Que vont-ils chercher ? Notez-vous des changements depuis la crise du Covid-19 ? L’interview est ici

 » Macron a fait un pari mais on ne joue pas avec des vies humaines » : L’interview de Fabien Roussel à C à vous sur France 5 le lundi 15 mars 2020.

Ce que révèle la crise sanitaire : éléments d’analyse, Doc02.

… J’ai de la difficulté à considérer qu’une si mauvaise solution sanitaire peut être une très bonne solution politique. Axel Kahn président de la Ligue nationale contre le cancer covid, crise sanitaire Axel Kahn

« À l’arrivée, avoir laissé filer la circulation virale d’un point purement sanitaire n’est pas une bonne solution. »

En fait les jours soi-disant gagnés de Macron … ont été des jours perdus !

En février il fallait profiter des vacances scolaires pour casser la dynamique de l’épidémie … et se donner enfin les moyens d’une véritable politique sanitaire ( vacciner, protéger, tester, alerter, isoler etc … )

Le problème n’est pas que confinement ou pas … mais que fait-on … comment le fait-on … a-t-on la volonté politique de donner des moyens au service public… embaucher, former, investir etc … en fait la réponse est non … les libéraux de tout poil préfèrent … délocaliser les malades ( délocaliser çà vous rappelle rien ! ) … déprogrammer soins et opérations pendant un temps relativement long avec des répercussions à venir délétère en terme de santé public … plutôt que de donner à la société les moyens de se soigner !

La France en roue libre face à la troisième vague Article paru dans le journal l’Humanité du Lundi 22 Mars 2021 Paul Ricaud ( … avant donc l’annonce dites des mesures de freinage renforcées déjà en vigueur dans 19 départements et étendues à tout le territoire métropolitain … à partir du dimanche 4 avril 2021 au matin et pour 4 semaines jusqu’au 3 mai 2021, info site Service public.fr )

Plutôt que de limiter au maximum la circulation du virus, la stratégie adoptée de « freiner sans enfermer » cherche à éviter une nouvelle flambée dans les hôpitaux. Elle mise sur une responsabilisation des Français sans trop de contraintes et sur une hypothétique vaccination massive à venir. ( genèse sur le « pari » perdu du gouvernement fruit d’une stratégie hasardeuse Lire la suite

Ce que révèle la crise sanitaire : éléments d’analyse, Doc03.

Liens vers des cartographies actualisées sur les données COVID en France en fin de page : anticiper et apprécier vous-mêmes l’évolution et la situation sanitaire en fonction des dernières données de Santé Public France ( Création Nicolas Lambert Cartographe au CNRS.Membre du réseau Migreurop. Militant PCF )

En première ligne face au Covid-19, soignants et scientifiques se replongent dans une année de lutte acharnée : « Ça ressemble à un thriller »

Macron a fait un pari mais on ne joue pas avec des vies humaines «  L’interview de Fabien Roussel à C à Vous COVID

Le présidentialisme conduit à la faillite. Le parlement est mis de côté, à l’instar du gouvernement remplacé par un conseil de défense. Une multitude de comités Théodules,cornaqués par des cabinets étrangers privés, sont activés contre la haute fonction publique sans cesse défiée. Continuer ainsi, c’est laisser se préparer des catastrophes. L’éditorial de L’Humanité Dimanche du 04 mars 2021

Redonner à la puissance publique le pouvoir de produire et distribuer le vaccin. La levée des brevets est une première étape dans ce sens. Avec aujourd’hui plus de 200 organisations à l’échelle européenne, nous demandons à faire des vaccins et traitements anti-pandémiques des biens communs de l’humanité. C’est l’objectif de la campagne Pas de profit sur la pandémie. C’est en ce sens également que nous défendons l’idée d’un pôle public du médicament à l’échelle nationale et européenne. Pourquoi il faut absolument lever les brevets sur les vaccins anti-Covid

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Le blocage idéologique du gouvernement refusant toute ouverture de lits a comme conséquence une saturation prévisible et surtout une déprogrammation des patients dont les conséquences risquent d’être redoutables en termes de santé publique dans les mois et les années à venir, notamment pour les deux premières causes de mortalité que sont les cancers et les maladies cardiovasculaires.<

Monsieur Véran, nous avons besoin maintenant et pour demain des 12 000 lits de réanimation que vous nous aviez promis en juillet dernier. le FaceBook du docteur Christophe Prudhomme

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Pour les vaccins, il faut que tout le monde sache que, lors d’une réunion récente de l’Organisation mondiale du commerce, l’Europe et la France ont voté contre la proposition de l’Afrique-du-Sud et de l’Inde de la levée des brevets, ce qui permettrait une production en masse des vaccins.

« En France, vous perdez sur tous les tableaux : économique et sanitaire. Vous avez les morts et la crise » Devi Sridhar, professeur de santé publique à l’université d’Edimbourg : interview dans le journal Le Monde du 24 mars 2021 « En France, il y a cette idée de préserver l’économie en restant ouvert aussi longtemps que possible. C’est comme rouler en voiture vers un mur et affirmer qu’en freinant le plus tard possible on gagnera du temps. Lire la suite

Réforme de l’assurance-chômage

Le nouveau mode de calcul pourrait faire baisser de 30% les indemnités des salariés ayant été en activité partielle ou en congé maternité.

concordat, laïcité

Le décret rendant effective l’application de la réforme de l’assurance-chômage à partir du 1er juillet prochain a été publié fin mars. Il introduit une nouvelle méthode de calcul du Salaire Journalier de Référence (SJR). Ce montant, qui est déterminé à partir de la rémunération perçue par le salarié avant sa perte d’emploi, sert de base au calcul des indemnités mensuelles.

Ceux qui perdront leur emploi après le mois de juin se verront appliqués cette nouvelle méthode de calcul. Or, celle-ci pourrait s’avérer pénalisante pour les salariés qui ont eu des périodes non travaillées suite à du chômage partiel ou un congé maternité.

Des moyens pour la santé et notre Hôpital public : il y a urgence !

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93. Son billet du 9 septembre 2020 dans le journal l’Humanité christophe-prudhomme

Le virus circule toujours et le nombre d’hospitalisations qui était très faible, notamment en réanimation, augmente légèrement nationalement et de manière un peu plus marquée dans les Bouches-du-Rhône.

Mais pourquoi cette inquiétude de la part du gouvernement ? La réponse est facile à trouver. Après la crise, nous sommes revenus à notre nombre très réduit de lits de réanimation, soit 5 500 nationalement. Ce qui représente un chiffre rapporté à la population très inférieur à ce qui existe dans d’autres pays, qui, face à un nombre similaire de patients, n’ont pas connu la crise que nous avons subie avec la nécessité de stopper quasiment toute activité hospitalière pour ouvrir en catastrophe des lits de réanimation. Lire la suite

Hôpital public : L’alarme !

Hôpital public : le cri d’alarme de Cherine Benzouid, médecin cardiologue cri d'alarme Hôpital public

Nous n’avons à faire confiance que dans le rapport des forces avec le pouvoir en place, la mise en mouvement du plus grand nombre pour soutenir concrètement ce mouvement, dans la conquête de l’opinion public sur les solutions qui sont toutes là, inscrites dans les revendications des soignants

Nul besoin de Grand Messe les solutions sont connus y compris les fausses que ce gouvernement va chercher à imposer : un combat commence, nous devons le gagner !

Pourquoi ceux pour qui l’argent est une finalité et un moteur de notre société sauverait-il notre système de santé et ne continueraient-ils pas à vouloir en faire une affaire rentable ? Comprenez par là en faire un secteur marchand et transformer le patient en client pour en faire un profit !

Vous avez dit, dette publique !

Le débat sur la dette publique va prendre davantage d’ampleur dans les mois et années qui viennent … Le regretté Bernard Maris nous explique comment le capitalisme nous impose une forme d’esclavage par la dette perpétuelle.

Extrait du documentaire «La Dette, une spirale infernale ?» diffusé sur Arte le 01/09/15

Hôpital public : le sursaut ou la régression !

Ainsi nous voilà arriver après près de 40 années de réformes libérale au point de basculement dans un nouveau système afin de faire de la santé une marchandise compatible avec la gestion capitaliste des besoins humains et qu’elle puisse devenir encore plus source de profit et d’accumulation du capital : Le service public à la française issue de la résistance constituant encore et malgré tout malgré ses attaques un obstacle majeur à cette entreprise que nos dirigeants entendent mener à leur terme. covid 19

Patck Peloux

Ainsi ici comme ailleurs des directions d’hôpital aux ordres qui accompagnent sans états d’âmes la politique de leurs maîtres ( ministres et grand groupe privé ) pour foutre en l’air toute l’architecture des services et système de gestion public en France suivant un processus bien connu :

1) les priver de ressources
2) mettre à la direction des hôpitaux des élites nommés par les agences régionales de santé véritable préfecture sanitaire et relais du pouvoir central au service de la finance
3) appliquer les critères de gestion du privé lucratif à l’intérieur même du service public
4) Maintenir cette politique coûte que coûte pour faire en sorte que le système explose et/ou soit disqualifié par ses utilisateurs et un personnel sommé de se coucher ou pousser vers la sortie. Lire la suite

Souveraineté économique, écologique et sanitaire

Ce mardi 19 mai 2020 se tenait un débat sur la souveraineté économique, écologique et sanitaire à l’épreuve de la crise du covid-19 à l’Assemblée nationale. André Chassaigne, député communiste, s’est alors exprimé en des termes sans détours et directs dénonçant la double discours du pouvoir actuel, qui semble découvrir la situation et se réveiller. santé plan santé 2020

« Le groupe La République en marche ayant convoqué ce débat sur la souveraineté économique, écologique et sanitaire, je ne peux m’empêcher de souligner l’ironie, voire l’hypocrisie de la démarche, car vous n’avez cessé depuis trois ans de déréglementer, de déréguler les marchés, de dynamiter les protections sociales. Certes, vous êtes engagés dans la préparation de la nouvelle séquence de la communication présidentielle : le « en même temps » doit désormais se décliner en monde d’après – nouvelle sémantique pour faire croire que tout peut changer pour que rien ne change. Mais allons-y, soyons concrets. La suite ici

Déconfinement : Quel avenir pour l’hôpital ?

Agnès Harteman cheffe du service diabétologie à la Pitié-Salpêtrière : On est en train de se poser une nouvelle question éthique : « Pourquoi on a eu tout ça pour des patients malades du Covid-19 ? » Tant mieux pour eux. On a pu faire tout ce qu’on pouvait pour eux, vraiment. Mais on a une crainte, c’est que tout ça s’arrête. déconfinement hôpital

« On va revenir à ces patients qui attendent des plombes sur les lits aux urgences »

Si on revient à un flux tendu encore pire qu’avant, les autres crises – grippe, bronchiolites de l’hiver – on pourra encore moins les encaisser. Puis on va revenir à ces patients qui attendent des plombes sur les lits aux urgences.

On n’a pas assez d’ambulances pour les transporter dans les services. Là, on avait tout ce qu’il fallait comme ambulances. Ils vont recommencer à attendre des heures avant d’arriver dans les services. On a très peur que l’hôpital public tombe dans l’oubli et que le retour de balancier soit terrible.

Collage d’affiches

Le 11 mai, jour du déconfinement, ils sont allés coller des affiches dans les rues de Paris. Ils craignent qu’un « retour à la normale » refasse surgir les problèmes de fond de l’hôpital public. déconfinement

Stéphanie, hématologue
« On a des revendications pour nos personnels paramédicaux, pour les infirmières, les aides-soignantes, les manip’ radio, les secrétaires. Il faut que tous ces gens soient mieux payés, que leur travail soit mieux reconnu, mais tout ça, c’est dans un but de mieux soigner les gens. C’est pour ça que ça nous met en colère : on se mobilise pour les gens, pour la population. On a besoin que tout le monde nous soutienne et ça fait des mois, voire des années qu’on ne nous entend pas. »

Mathieu, infectiologue
« On avait vu le grand débat organisé par Macron. Le thème numéro 1 qui était sorti, c’était la santé. C’est quelque chose qui n’a jamais été repris par le gouvernement, ça n’a jamais été une priorité. Ce que montrait le sondage, au niveau des soignants, c’était cette histoire d’avoir du temps pour soigner. C’est du temps effectif, technique, du temps pour tenir la main des gens, du temps pour parler avec les personnes malades. Ça, on n’en avait plus. » –

Paroles de toubib

Paroles de Toubib du Mardi 12 Mai 2020 : Déconfinement à l’Hôpital !

Christophe Prudhomme, médecin au Samu 93.
Amertume,

Alors que le déconfinement est vécu comme une libération par la population, il n’en va pas de même à l’hôpital. La mobilisation a été fatigante mais la solidarité a permis de tenir. Tout le monde s’accorde sur le fait que l’ambiance de travail pendant ces quelques semaines a été bien meilleure que ce que nous avons connu ces dernières années. Les renforts venus d’autres régions, les petites attentions du boulanger qui nous livrait tous les matins des viennoiseries, l’amélioration des repas… Tout cela nous apportait un peu de soleil chaque jour.

Puis, depuis quelques jours, nous revenons aux repas de l’hôpital dont tout le monde connaît la qualité, nous nous retrouvons de nouveau avec des plannings en sous-effectifs… En bref nous revenons à la vie d’avant, ce qui psychologiquement est très dur à supporter. La suite ici hôpital déconfinement

Espérons !

Le nombre de malades hospitalisés en réanimation diminue, mais le nombre de lits ouverts aussi. D’où des tensions insupportables pour les patients et les soignants. Dimanche, dans mon hôpital, il n’y avait plus aucun lit disponible.

Nous sommes revenus à la situation antérieure, avec des patients qui restent sur les brancards en attente de lits. C’est insupportable ! Et ce d’autant que le ministre de la Santé annonce que nous allons progressivement revenir aux 5 000 lits de réanimation disponibles sur l’ensemble du territoire. La suite ici

Texte de Marc, médecin généraliste dans le 77

« Au moment de sortir du confinement, les équipes de soignants, si elles retiennent beaucoup de stress, mesurent aussi les « miracles » accomplis et les largesses financières inédites dont elles ont pu bénéficier. C’est donc avec appréhension qu’elles voient aujourd’hui cette parenthèse se refermer, les mesures du « plan massif d’investissement et de revalorisation » en faveur de l’hôpital promis par Emmanuel Macron le 25 mars à Mulhouse n’étant toujours pas connues ». Lire la suite

Pour une politique de la santé pour l’humain

Communiqué de la Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternité de proximité : ASSEZ !hôpital

Exigeons la gratuité des masques ! Reprenons les choses en main : réapproprions-nous notre Sécurité Sociale en exigeant le remboursement des exonérations scandaleuses, en augmentant ses ressources et en rétablissant une gestion démocratique.

Ouvrons partout la concertation sur la politique de santé dont nous avons besoin pour que la crise que nous venons de vivre, qui va durer encore un certain temps, ne se reproduise plus : états généraux, cahiers de doléances, observatoires locaux de la santé…Usagers, personnels, élus, inventons ensemble la politique de santé dont notre pays a besoin, il y a urgence et, dès maintenant, exigeons la prise en charge du Covid 19 à 100% par la Sécurité Sociale comme pour tous les soins.

Assez de belles paroles sur l’hôpital, assez de sanglots longs sur les hospitaliers, Mesdames et Messieurs qui nous gouvernez, un peu de dignité, lorsqu’on fait des choix, il faut les assumer. La suite ici

11 Mai et stratégie du déconfinement

Déconfinement et stratégie du déconfinement : quelques éclairages pour s’en faire une idée ! déconfinement du 11 mai

Déconfinement. Ce qu’il faut retenir de la conférence de presse du gouvernement dans l’Humanité du Jeudi 7 Mai 2020

Le magazine de la santé sur France 5. Deux interviews à ne pas manquer.

Catherine Hill, épidémiologiste, réponds aux questions de Marina à propos des projections épidémiologiques pour le déconfinement des départements. Lire la video à partir de 00:02:30

Le Dr François Salachas, neurologue au groupe hospitalié Pitié-Salpêtrière à Paris et membre du collectif inter-hôpitaux répond aux questions à propos de la crise déjà existante des hôpitaux. Lire la video à partir de 00:15:30

Nos dossiers Covid-19 déconfinement

Déconfinement : Communes, Transport , Ecoles etc …

Déconfinement : « Nous estimons que ce plan est dangereux » dit Fabien Roussel, secrétaire générale du PC. Interview à France Info du 28/04/2020 stratégie du déconfinement

Communes : Le premier ministre se défausse du déconfinement sur les maires : c’est inacceptable !
Déclaration de la Coopérative des Élu·e·s Communistes et Partenaires

Faut-il rouvrir les écoles le 11 mai ? Sécurité sanitaire des enfants, des personnels et de leurs familles … et rôle central de l’éducation dans notre démocratie. Communiqué du PCF

Sur la méthode et le transport, Laurent Brun Secrétaire de la fédération cheminots CGT : Après l’allocution du PM, nous avons au moins une confirmation : les reprises de l’école et des transports ne se font que pour assurer le redémarrage de l’économie. Le diplôme des lycéens ou la visite à la famille ne sont pas la préoccupation. On ne peut pas dire que le risque de décrochage scolaire concerne principalement les crèches et les maternelles… ce sont donc bien les « garderies » qu’on rouvre pour que les parents aillent au travail. Lire la suite

Chronique d’une déroute industrielle

Le scandale d’Etat des respirateurs médicaux produits par le consortium Air Liquide, PSA, Schneider Electric et Valeo respirateur

Un bon coup de pub financé sur fond de crise sanitaire grâce aux 30 millions d’euros d’argent public pris dans la poche des contribuables ! Le communiqué CGT des branches professionnelles de ces industries

… Ce faux semblant d’unité industrielle aurait pu être évité si tous les efforts n’avaient pas été mis pour écarter les organisations syndicales et les salariés, seuls à savoir ce que signifie une production essentielle qui sauve des vies.

La promesse d’un état et de premiers de cordée défaillant là aussi ! Coronavirus : 8 500 respirateurs produits… pour rien ? La cellule investigation de France Inter du 23 avril 2020

Déconfinement du 11 mai : la position des communistes

Assemblée Nationale Débat du 28 avril 2020 / Intervention de Stéphane Peu pour le groupe communiste et apparenté Stéphane Peu déconfinement Monsieur le Président,

Monsieur le Ministre, Cher·es collègues,

Après nous avoir conviés à débattre cet après-midi d’une application qui n’existe pas, voilà que vous nous convoquez à un débat bâclé sur un plan de déconfinement que les parlementaires n’ont pas eu le loisir de découvrir ou d’amender. Lire la suite